Ramakrishna Ramakrishna Ramakrishna

 

Swami Vivekananda

 

 

"Toute âme est en puissance divine. Notre but est de manifester le Divin qui est en nous, en contrôlant la nature extérieure et intérieure.

Parvenons-y par le travail, par l'adoration, par la maîtrise de l'esprit ou par la philosophie, par l'une ou plusieurs de ces voies ou par toutes, et soyons libres. C'est là toute la religion.

Les doctrines, les dogmes, les rites, les livres, les temples et les formes ne sont que des détails secondaires."

                                                             Swami Vivekananda

 

 

 

 

 

La vision de Narendra que le Maître avait eue

Plus tard, le Maître nous racontera une vision qu’il eut de Naren, avant que celui-ci ne vînt à Dakshineshwar: “Un jour, en samadhi, mon esprit s’éleva et suivit un sentier lumineux.  Au-delà du monde grossier, paré du Soleil, de la Lune et des étoiles, il pénétra dans le monde subtil des idées.  Plus il montait haut dans les strates de ce royaume et plus je voyais de magnifiques formes de divinités sur les deux bords du sentier.  Il arriva finalement aux confins de cette région.  Je vis une palissade de lumière séparant le royaume du divisible du royaume de l’indivisible.  Passant par dessus la palissade, l’esprit entra petit à petit dans le monde de l’indivisible.  Je vis qu’il n’y avait plus là ni personne ni chose ayant une forme.  Comme s’ils avaient peur d’y pénétrer, même les dieux et les déesses, qui possèdent un corps céleste, demeuraient en des régions bien inférieures.  Juste après, je vis sept sages ayant un corps ne consistant que de lumière divine, assis, en samadhi.  Je sentis que, par la vertu et la connaissance, l’amour et la renonciation, ils étaient meilleurs même que les dieux et les déesses, et combien meilleurs encore que les hommes.  Étonné, je réfléchissais à leur grandeur quand je vis devant moi une partie de la masse homogène de la lumière du royaume de l’indivisible, dépourvue de toute inégalité, se solidifier et prendre la forme d’un Enfant divin.  Descendant vers l’un des ces sages, et jetant ses bras doux et délicats autour de son cou, Il l’embrassa et, ensuite, l’appelant de ses paroles d’ambroisie plus douces que la musique d’une vina*, l’Enfant déploya beaucoup d’efforts pour le faire revenir du samadhi.  À ce toucher délicat et aimant, le sage s’éveilla et regarda l’Enfant merveilleux, les yeux mi-clos, ne clignant pas.  Voyant le visage du sage radieux, plein d’enchantement, je pensai que l’Enfant était le trésor de son cœur, leur familiarité était d’éternité.  L’extraordinaire Enfant divin montra alors une joie sans borne et lui dit: ‘Je pars, tu dois venir avec moi.’  Le sage ne répondit rien à cette demande, mais ses yeux exprimaient un assentiment cordial.  Ensuite, regardant un bon moment l’Enfant d’un regard aimant, il retourna en samadhi.  Surpris, je vis alors une partie de l’esprit et du corps du sage descendre sur Terre, sous la forme d’un lumière brillante, par le sentier que mon esprit avait emprunté, en sens inverse.  Quand je vis Narendra pour la première fois, je sus immédiatement qu’il était ce sage.”  Lui ayant une fois demandé qui était l’Enfant de cette vision, le Maître nous répondit qu’il s’agissait de lui-même.

* Vina: Instrument à cordes.

De la 'Biographie de Ramakrishna'

 

 

 

 

 

Discours au Parlement des Religions de Chicago de 1893