Ramakrishna Ramakrishna Ramakrishna

 

Sarada Devi

 

Le jeune homme étant pauvre, il n'était pas aisé

De trouver alentour des parents disposés

À lui donner leur fille, aimée, à épouser.

 

La quête d'une élue étant infructueuse,

Gadadhar indiqua : " Pour une union heureuse,

Ne cherchez plus ainsi de façon hasardeuse.

 

Dans le petit hameau nommé Jayrambati,

Demandez Sarada, seul possible parti,

Car nous avons été par le Ciel assortis. "

 

Le père de la fille encore d'âge tendre,

Accepta sans délai le prétendant pour gendre,

Le mariage eut lieu sans davantage attendre.

 

La douce Sarada, qui n'avait que cinq ans,

Rejoindrait son mari, ce de soi s'expliquant,

Lorsqu'elle aurait grandi, l'usage était fréquent.

 

...

 

Nul, de Ramakrishna, ne peut en long décrire

Tous les ravissements, tant ils s'en accomplirent,

Et les vers d'un conteur ne pourraient y suffire.

 

Aussi, très humblement, il ne faut qu'ajouter :

Sarada, son épouse, aura toujours été,

Dans la joie et la peine, heureuse à ses côtés.

 

Car, elle autant que lui n'avaient, sur cette Terre,

D'autres désirs que Dieu, et ils s'Y consacrèrent.

L'union demeura blanche et pourtant ils s'aimèrent.

 

Extraits de l' "Ode à Ramakrishna"

 

 

 

 

 

Sa vie

Sarada Devi naquit dans une humble famille le 22 décembre 1853 à Jayrambati, un petit village proche de Kamarpoukour où naquit Ramakrishna.  Elle fut mariée à Ramakrishna à l'âge de cinq ans, elle alla vivre avec lui à l'âge de dix-huit ans.  Elle fut pour ainsi dire son premier disciple, et leur mariage ne fut jamais consommé charnellement.  Après que Ramakrishna eut quitté ce monde, elle continua de vivre dans la spiritualité, proche des disciples moines de Ramakrishna.  Au contraire de Ramakrishna qui en eut peu, elle eut de nombreux disciples.  Elle quitta ce monde le 20 juillet 1920.

 

 

 

 

Témoignage de Sarada Devi

Ramakrishna vécut la plus grande partie de sa vie d’époux non loin de Sarada Devi mais pas dans la même maison, cependant durant huit mois, il fut continuellement avec elle et partagea aussi son lit.  Sarada Devi, se souvenant de cette époque, racontait aux autres femmes: “On ne peut exprimer en mots en quelles fantastiques ambiances divines il passait alors ses jours et ses nuits.  Dans cet état de semi-conscience divine, quelles étranges et merveilleuses paroles ne prononçait-il pas, et avec quel flux!  Parfois il riait, parfois il pleurait et parfois il demeurait tranquille, sans aucun mouvement, en samadhi.  C’est ainsi que se passaient entièrement les nuits.  Quelle merveilleuse présence et quelles extases!  Tout mon corps tremblait de voir cela, et je souhaitais que les nuits s’achèvent au plus vite.  Je ne comprenais rien alors à la félicité divine.  Une nuit, comme je ne voyais pas se terminer son samadhi, j’en fus affolée, je me mis à pleurer, et finalement, je fis chercher Hriday.  Il arriva et se mit à répéter le nom du Seigneur dans l’oreille de son oncle.  Alors, après un long moment, il recouvra la conscience normale.  Quand il en vint à apprendre ma souffrance, mon angoisse et ma peur, il m’enseigna lui-même, pour les différentes sortes d’extases, comment et quels mantras ou noms de Dieu particuliers devaient être prononcés dans son oreille.  Ensuite, je fus moins effrayée, il revenait à la conscience normale quand ces noms et mantras lui étaient chuchotés.  Une longue période se passa ainsi, quand un jour il me demanda d’aller dormir sans lui dans la chambre de musique, car il avait appris que je ne pouvais trouver le sommeil la nuit, demeurant sur mes gardes de savoir quelles sortes d’extases il pourrait avoir et quand il les aurait.”

De la 'Biographie de Ramakrishna'

 

 

 

 

 

 

"Si vous désirez la paix de l'esprit, ne voyez pas les défauts d'autrui, voyez plutôt les vôtres.  Apprenez à considérer que l'univers tout entier n'est pas différent de vous-même, personne ne vous est étranger, le monde et vous-même, c'est tout Un."

                                                         Sarada Devi