RAMAKRISHNA

 

Le Védanta et les paroles du Seigneur Jésus
 

Swami Ritajanananda

 

AUM !  Seigneur, Vous êtes notre Père bien‑aimé !  Vous êtes notre Mère affectionnée.  Vous êtes notre Ami.  Vous êtes notre Compagnon !  Vous êtes notre Trésor !  Vous êtes notre Sagesse !  Vous êtes notre Tout en tout !

 

Vous avez l'habitude d'entendre parler souvent du Védanta et vous avez lu quelques Oupanichad.  En général, vous connaissez déjà les idées présentées par le Védanta et vous savez qu'il n'est pas une religion, ni des enseignements donnés par une personne particulière, mais un ensemble de textes très anciens, spirituellement importants.  La religion hindoue est basée sur le Védanta, dont les textes nous viennent des Richi – sages voyants qui reçurent le message.

 

En vous entretenant de tout ceci, je vais éviter les expressions qui dépassent notre expérience de tous les jours et notre compréhension intellectuelle, c'est‑à‑dire toute sorte de mysticisme ou quelque chose qui n'est pas direct, qui n'est pas l'expérience de tous, parce que dès qu'il s'agit de ce qui n'est pas à la portée de tous, c'est une discussion sans fin.  Donc, il vaut mieux s'en tenir à ce qui est l'expérience commune pour nous tous.  Nous le voyons, vous le voyez, nous savons que cela existe.

 

Il est utile aussi de se rappeler que ces textes existent depuis des milliers d'années.  À cette époque‑là, il n'y avait pas d'écriture.  Les textes étaient transmis oralement et appris de mémoire.

 

Il n'y a pas dans les Oupanichad un système de pensée suivi.  Ce ne sont pas des textes organisés comme le sont les Évangiles autour de la personne du Seigneur Jésus.  C'est plus ou moins comme l'a été l'enseignement et la vie du Bouddha.  Dans les Oupanichad, le sujet est souvent métaphysique.  Il est question de l'univers, de la création, de nous‑même et aussi de quelques problèmes de notre vie.

 

Si les Oupanichad sont intéressantes à notre époque, c'est parce qu'elles traitent de problèmes que nous rencontrons encore dans notre vie quotidienne.  Cet aspect est captivant.  De grands sages ont raconté leurs expériences spirituelles et ce qui est certainement le plus important, c'est que les Oupanichad parlent de l'Unité du monde entier et de l'Unité entre nous tous.  C'est une pensée grandiose.  Tout ce qui existe, tout ce qui est autour de nous est BRAHMAN !

 

La contribution du Védanta est de faire connaître cette Vérité, en utilisant l'idée de l'Unité comme enseignement spirituel.  Cela nous le comprenons mieux encore en étudiant les paroles des grandes âmes et, plus tard, des prophètes.  C'est pourquoi nous allons nous entretenir du Védanta et des Paroles du Seigneur Jésus.

 

Ce n'est pas un seul Richi qui a parlé, mais plusieurs.  Tous ont exprimé l'idée de la Réalité ultime, sans en donner la même forme d'explication.  En quelques mots, les idées importantes sont :

Tout est BRAHMAN !  L'ultime Vérité est BRAHMAN !  Et non pas le monde avec son immense variété.  L'âme individuelle, dans sa véritable Nature, n'est pas différente de BRAHMAN !

 

Les idées exprimées ici, dans leur forme métaphysique, forment la base de toute spiritualité.  Si nous acceptons cela, nous trouverons ces mêmes idées dans les paroles du Seigneur Jésus, qui n'était pas un philosophe, mais parlait plutôt comme le Bouddha, avec un sens pratique.

 

Que devons‑nous faire ?  Que devons‑nous éviter ?  Quelle est la voie à suivre ?  Quelle vie devons‑nous mener ?  C'est tout à fait clair.  Il n'y a pas tout d'abord de discussion sur le commencement du monde, ni sur le Créateur.

 

J'ai essayé de comprendre comment le Seigneur Jésus avait expliqué la Création, mais je n'ai pas trouvé ce sujet exposé par Lui.  Jésus a commencé en acceptant tout ce qui était connu.

 

De même dans la vie du Bouddha, né dans la civilisation hindoue.  Il a enseigné les Vérités du Védanta, en évitant les questions très subtiles.  Il n'y a pas de réponse à la question :  Dieu existe‑t‑Il ?  Et pas de réponse non plus à la question :  Qu'y avait‑il avant ? Pourquoi ?  C'est parce que ces questions ne sont pas si tangibles, elles ne se présentent pas dans notre vie quotidienne.  Quand vous essayez de comprendre votre vie actuelle, vous pouvez trouver les réponses seulement aux questions qui vous intéressent.  Aussi longtemps que vous vivez sur le plan matériel, vous consacrez votre attention à organiser votre vie ici.  Ainsi vous êtes prêts à écouter les enseignements des grands prophètes et ceux du Seigneur Jésus, plus ou moins semblables.  Tout ce qu'Il nous a dit sont des paroles directes concernant la vie quotidienne.  Que devons‑nous faire ?

 

Il y a sur ce sujet des paroles très attirantes, prononcées par le Swâmi Vivekânanda une fois où il a parlé du Seigneur Jésus disant :

« Le Seigneur Jésus est un homme spirituel, qui n'était pas du tout intéressé par la vie matérielle.  Tout ce qu'il a enseigné a vraiment une grande valeur pour la vie spirituelle.  Le Seigneur Jésus a voulu que nous apprenions à vivre constamment pour l'idéal spirituel et Il l'a enseigné autour de Lui. »

 

Qu'est‑ce que la vie spirituelle ?  Est‑ce que le Védanta l'enseigne ?  Oui.  Mais il nous est difficile de le comprendre parce que nous accordons ordinairement plus d'importance à la vie autour de nous ; nous la considérons solide et réelle, tandis que la vie spirituelle nous semble être quelque chose d'un peu incompréhensible, parce qu'elle est au‑delà du niveau matériel.  C'est une erreur incroyablement aveugle que nous faisons constamment.  Les grands messagers viennent justement pour éclairer notre compréhension, la détourner des phénomènes transitoires.  Ils nous enseignent de la fixer sur le Suprême Éternel.  Le Védanta dit :  Tout est Brahman !

 

L'Oupanichad parle de la question du bonheur en exprimant un peu de pitié pour nous.  C'est dommage, dit‑elle.  Vous avez le bonheur très près de vous.  Vous le cherchez partout comme un homme voudrait découvrir un trésor, alors qu'il marche dessus.  Le trésor est sous ses pieds.  L'Oupanichad dit encore que la joie est au‑dedans de vous.  Le vrai bonheur ne se trouve pas dans les petites choses.  Il est dans l'Infini.  Il n'est pas dans les choses bornées et limitées.  Tout ce que nous voyons autour de nous est limité.

 

Seul l'Infini possède les joies éternelles.  Donc, essayez de trouver Cela !  C'est le commencement de la recherche spirituelle.  Dès que l'homme constate que les joies de ce monde ne sont pas suffisantes pour lui et qu'il ne les trouve pas aussi grandes qu'il le pensait, il commence à réfléchir.  Il sait qu'il peut posséder une maison, une fortune, avoir des enfants, un grand travail, mais il se dit que malgré tout cela il ne sera pas vraiment content.  Il comprend qu'il désire avoir une joie que personne ne puisse lui ravir.  À ce moment-là, la vraie recherche spirituelle est déjà commencée.  C'est le mécontentement divin, qui fait rechercher un instructeur, un Maître pour lui dire :  Pouvez‑vous m'aider et me montrer comment je peux trouver cette joie ?

 

Les Oupanichad disent qu'un disciple cherche un Maître spirituel qui lui enseignera ATMAN.

 

Qui est Atman ?  C'est la source de la joie.  C'est la vie éternelle.  Quand un homme a commencé par apprendre cela théoriquement, il veut finalement réaliser Atman.  Ceci est dit au sens métaphysique.

 

Le Seigneur Jésus a parlé selon la tradition que les gens aimaient et connaissaient de son temps.  C'est « Notre Père », « Dieu et nous ». N'imaginez pas que tout le Védanta parle uniquement de la métaphysique.  Il y a la religion.  Dans le Védanta, vous trouverez aussi l'acceptation de l'idée de Dieu présentée sous deux aspects :

BRAHMAN, nom que l'Oupanichad donne à la Réalité ultime, est derrière tout.  Quand l'homme pense à Dieu, c'est Brahman avec des attributs, avec des qualités infinies, sans fin.  Cette idée est celle de Dieu, que nous adorons.

 

Le Seigneur Jésus parle de « notre Père ».  Nous sommes Ses enfants.  Entre père et enfants, il y a une relation directe.  Ce n'est certainement pas au sens biologique, mais au sens spirituel, c'est‑à‑dire :  Nous sommes les enfants du Seigneur.  Dans le monde, il y a une relation très intime entre le père et ses enfants ; de même spirituellement, il y a une relation très intime entre nous et le Seigneur !  Mais qui est le Seigneur ?  ‑ C'est le Seigneur de tout.

 

Quelle est la relation intime dans la vie pratique ?  ‑Je suis l'enfant du Seigneur.  Le Seigneur possède l'univers entier.  Tout appartient au Seigneur.

 

Un commentateur, qui a expliqué le Védanta, a dit :  Nous sommes des princes perdus dans la forêt.  Nous ne savons pas que nous sommes les enfants du Seigneur.  Nous sommes mélangés avec ce monde ; nous pensons que tout ce qui est autour de nous est nôtre. Ainsi, quelquefois nous souffrons et d'autres fois nous éprouvons du plaisir.

 

Un jour, un Maître nous dit :  « Ô mon enfant, ce n'est pas votre place ici.  Votre place est avec le Seigneur, votre Père ! »  Tout d'abord, nous ne l'acceptons pas ; tant que nous sommes habitués à la vie mondaine, la vie spirituelle ne nous paraît pas attrayante.  Parfois, le Maître prend la main de son disciple et lui dit :

Venez avec moi !  Je peux vous montrer que vous êtes l'enfant du Seigneur.  Alors le disciple ira peut‑être avec son Maître même dans la forêt et le Maître l'amènera devant le Seigneur.

Après il n'est plus nécessaire de donner des explications.  Le disciple est convaincu d'être l'enfant de ce roi !  C'est une explication de la vie spirituelle.

 

Un Maître spirituel vient nous ouvrir les yeux sur la vérité, il nous enseigne que nous sommes vraiment les enfants du Seigneur, qui est notre Père.  Quand je dis Père, c'est pour montrer la relation intime qui est une relation spirituelle. Jésus nous le dit constamment et, pour exprimer cette idée avec plus de force, Il ajoute :  Soyez parfaits comme votre Père au ciel est parfait.

 

La Moundaka Oupanichad parle de la Création comme d'une étincelle sortie d'un grand feu.  Du feu sortent constamment des étincelles, qui apportent la lumière du feu ; elles en ont la qualité.  Il y a parfois des étincelles plus fortes.  Ce sont les grands prophètes, les messagers, les saints, qui nous enseignent la Spiritualité et aussi notre relation avec le Seigneur.  Le Védanta prend un exemple matériel pour nous l'expliquer.  Tout le monde peut le comprendre, même un enfant.  Vous êtes l'enfant du Seigneur !  L'enfant voit son père tous les jours.  Donc son Père est aussi le Seigneur !  C'est l'explication donnée par le messager venu vivre parmi nous, explication donnée dans un langage simple, direct.

 

Parfois, Jésus a grondé ses disciples en disant :  Vous n'avez pas la foi !  Je vous explique la spiritualité, mais votre intelligence n'est pas encore assez évoluée pour saisir ce que j'ai à dire :  « Moi et mon Père sommes Un. »

C'est une idée que l'Oupanichad répète toujours, c'est l'aspect spirituel.  « Tu es Cela »

Tu es Cela n'est pas compris comme :  Vous êtes Dieu.  Ce n'est pas ça, ce ne serait pas correct.  Mais en tout cas la signification est :  Tu n'es pas seulement un homme vivant en ce monde, mélangé à des pensées différentes, avec des sentiments divers.  Comment un être si impur pourrait‑il s'identifier avec le Seigneur ?  Cependant, à l'intérieur de son être est ATMAN, affirme le Védanta.  Et ATMAN EST BRAHMAN.

 

Le Védanta n'accepte pas l'idée que l'âme est l'enfant du Seigneur.  Mais ce qui est derrière l'âme est ATMAN ou BRAHMAN.  Et pourquoi pas l'âme ?  C'est parce que l'âme, qui est au‑dedans de nous, agit avec une identification avec la pensée et avec le sentiment. Ce n'est pas une lumière pure.  L'Oupanichad explique que seul ATMAN possède uniquement les qualités divines.  Il est pur, parfait, éternel.  Il est la source de ma vie, de toute ma sagesse et, à cause de Sa présence, j'ai commencé à chercher Dieu.  Si je ne possédais pas cette présence divine en Moi, l'idée de chercher le Divin ne me viendrait jamais.  Quand un prince est accompagné auprès du roi, son père, il n'a pas besoin d'explications.  Il sait immédiatement :  C'est mon Père.

 

Çri Râmakrichna a raconté souvent, dans un langage simple, ce qui se passe quand un homme réalise la Vérité.  Il a dit :  Le roi est peut‑être dans son palais.  Vous entrez dans le palais et vous savez qu'il y a des appartements divers.  Chaque fois que vous y rencontrez un homme bien vêtu, vous pouvez penser que c'est un personnage important, mais vous savez que ce n'est pas le roi.  Vous avancez plus loin.  Quand vous vous trouvez devant le roi, à ce moment‑là, il n'est plus besoin de poser de questions.  Vous savez que c'est le roi. Immédiatement, vous comprenez que c'est Lui.

 

Dans l'expérience mystique, qui nous met en présence du Seigneur, il n'y a pas de question à poser.

 

Sainte Thérèse d'Avila a dit :  « Vous me demandez si je ne me suis pas trompée et si j'ai bien vu le Seigneur Jésus ?  Je peux répondre seulement :  Oui.  Je suis absolument certaine que j'étais devant le Seigneur.  C'est la seule chose que je puisse vous dire.  Plus que cela, il n'y a pas de mot qui l'explique ».  Cette certitude vient quand un homme est devant le Seigneur.

 

Cette expérience a été constamment celle du Seigneur Jésus.  Les Hindous disent donc :  C'est un Avatar, une Incarnation Divine. Derrière Cela, il y a toute la lumière brillante du Seigneur.

 

Même quand Jésus était avec tous, même quand Il a accompli les actions d'un être humain, Il avait toujours la conscience :  Ce n'est pas moi qui fait cela.  C'est mon Père.  Comment Jésus aurait‑Il pu le dire, s'Il n'avait pas été toujours conscient de la Présence Divine au-dedans de Lui ?  Il en est toujours ainsi.  Un grand saint peut le sentir.

 

Alors vous pouvez m'objecter :  Si tout est la manifestation de Dieu et si vous parlez d'un brin d'herbe et d'une Incarnation Divine, comme celle du Seigneur Jésus, comme des manifestations de Dieu, quelle est la distinction à établir ?

 

Pour établir cette distinction, vous n'avez pas besoin d'explication, c'est très clair.  L'influence d'une Incarnation persiste continuellement aussi longtemps qu'un homme cherche la spiritualité.  Chaque fois qu'il cherche l'enseignement, une réponse lui vient du dedans de lui-même.

 

Les Oupanichad enseignent les deux aspects du Divin :  transcendance et immanence.  Dieu immanent est en chaque être.  Dieu transcendant est partout et en dehors de nous, au ciel, comme le disent les paroles du Seigneur Jésus.

 

Nous pouvons nous concentrer sur BRAHMAN en dirigeant notre mental vers l'intérieur.  Nous réalisons ATMAN, qui est le Suprême en l'homme.  En arrivant à cette réalisation, nous sommes immédiatement amenés à la présence de Brahman partout.  Il est le Père, le Seigneur, dont nous parlent les religions.

 

Jésus a enseigné de chercher le royaume de Dieu.  Alors vous aurez tout.  Les Évangiles de saint Matthieu et de saint Luc disent :  « Celui qui l'aura observé, l'aura enseigné, sera déclaré grand dans le royaume des cieux. »

 

Par la Réalisation, l'esprit se transforme, alors les choses matérielles paraissent de peu d'importance.  Jésus a fait beaucoup de miracles, sans y attacher grande importance.  Il a dit :  « Si vous avez la foi, vous pouvez faire des choses plus grandes que ça ».  Et aussi :  « Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux. »

 

Je sais que beaucoup de personnes s'intéressent aux pouvoirs occultes ; c'est une sorte de magie visant à obtenir quelque chose appartenant au royaume ordinaire de ce monde.  Mais Çri Râmakrichna a dit souvent :

« Ne cherchez pas les pouvoirs occultes ; ils ont très peu d'importance.  Ils ne sont pas ce que vous devez rechercher, parce qu'ils ne resteront pas avec vous beaucoup de temps.  Et plus tard, vous aurez des souffrances à cause des pouvoirs que vous aurez voulu posséder. »

 

Alors que dois‑je chercher ?  ‑ Cherchez le royaume de Dieu.

 

Quand un homme réalise qu'il est le prince, il n'a pas besoin de chercher.  Tout lui appartient.  Si je suis vraiment un enfant du Seigneur, tout ce qui appartient au Seigneur m'appartient aussi.  C'est parce que je suis éloigné de Lui, que ma pensée est extrêmement limitée dans une forme individuelle, qui n'a pas du tout conscience d'être l'enfant du Seigneur.  L'idée enseignée ici constamment est :  Nous devons vivre toujours en présence du Seigneur.

 

C'est en étant conscient de Brahman que je suis Brahman.  C'est la même idée que :  je suis l'enfant du Seigneur.

 

Combien de temps fixons‑nous notre pensée sur cette idée ?  ‑ Pas même le temps d'une prière.  Notre Père est au ciel…  Mais nous n'y pensons pas dans la vie quotidienne.  Nous pensons :  je suis très éloigné du Seigneur.  ‑ Ce n'est pas du tout l'enseignement donné par Jésus.

 

Une question importante peut nous venir à l'esprit.  Si je suis l'enfant du Seigneur, que dois‑je faire de ma vie ?  Quand vous êtes bien établis dans la vie spirituelle, la vie ne peut vous causer aucun souci.  Ne vous souciez pas de comment vous trouverez votre nourriture. Ayez foi.  Je vous donnerai un parallèle de l'enseignement de Çri Râmakrichna :  On parle beaucoup de la chasteté en disant que nous devons vivre comme des moines.  Et on me demande :  Mais alors qu'adviendra-t‑il du monde, il n'y aura plus d'enfants.  Le monde sera détruit.  Çri Râmakrichna a répondu :  Ne vous inquiétez pas de cette question.  Celui qui vous a envoyé en ce monde sait ce qu'Il doit faire.  Ce n'est pas votre problème.  Si vous êtes vraiment intéressés par la vie spirituelle, essayez de vivre chastement.

 

Et qu'a enseigné le Seigneur Jésus ?  L'abandon total.  Seigneur Vous faites ce que Vous voulez.  Que Votre Volonté soit faite !  C'est une discipline très difficile.  Mais je l'accepte.  Il n'y a rien de mieux à faire.

 

Le Seigneur Jésus nous a enseigné :  Si quelqu'un vous fait du mal, ne réagissez pas.  C'est votre frère.  Il n'y a pas d'ennemi.  Chaque fois que nous sommes en difficulté avec les autres, nous devons nous rappeler que :  Nous sommes les enfants du Seigneur !  Alors je ne peux pas penser contre un autre, ni à quelqu'un qui serait différent de moi.  Il est comme moi.  Il est l'enfant du Seigneur !

 

Si je souffre, je ne sais pas comment cela est arrivé.  Mon Père le sait.  Il mettra tout en bon ordre.  Il écartera ce qui doit être écarté.

 

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Je terminerai en exprimant une autre idée qui se trouve dans les textes du Védanta et aussi dans la pensée du Seigneur Jésus.  En Inde, on parle des Incarnations Divines comme celle de Çri Krichna.  Ceux qui ont consacré leur vie à l'idéal spirituel et ont vécu avec la pensée et la conscience du Divin, hommes ou femmes, les dévots de Krichna reçoivent l'assurance qu'ils sont protégés.  Dans la Bhagavad Gîtâ, Çri Krichna dit :  Si vous êtes Mon dévot, Je protège tout ce que vous avez et J'apporte tout ce qui vous manque.  ‑ C'est une assurance.

 

Je vous ai dit que la vie spirituelle est une expérimentation.  Ce n'est pas seulement une croyance.  Dans notre vie, nous devons en faire l'expérience et trouver si les enseignements reçus des grands Maîtres sont vrais.  C'est vérifiable.  C'est à nous de l'expérimenter.  En ayant la foi et en s'abandonnant totalement au Seigneur par Lequel tout est possible, nous retrouvons l'enseignement de tous les grands Maîtres et nous voyons la beauté du message qui nous arrive par eux des pays différents.  C'est toujours le même message.  Essayons de le mettre en pratique.  Le Seigneur Jésus est un messager de la pratique, pas un philosophe, Il a voulu que vous ayez la foi.  Ainsi vous aurez tout ce que vous cherchez.

 

Jésus a enseigné de ne pas faire de distinction entre vous et votre ennemi.  Vous devez aimer votre ennemi comme vous‑même.

 

Maître Eckhart a dit :  Toute distinction est étrangère à Dieu, dans la nature et dans les personnes.

J'ai commencé en disant :  Brahman est la seule Réalité !  Un grand mystique comme Maître Eckhart a réalisé cela.  Donc, même s'il y a des distinctions faites entre les religions, nous pouvons voir que toutes s'efforcent de nous amener vers cette divine Unité.  Paix est la compréhension de l'unité entre nous.

 

Il y a une relation étroite entre les enseignements du Védanta et les paroles du Seigneur Jésus.

 

AUM !  Conduis‑nous de l'irréel au Réel, Des ténèbres à la Lumière, De la mort à l'Immortalité !  Paix !  Paix !  Paix !