RAMAKRISHNA

 

Poésies didactiques

 

Frithjof Schuon

 

Mâyâ est une irradiation d’Âtmâ,
Car Âtmâ rayonne ; Il est la Lumière Suprême.
En Mâyâ sont inclus les mondes et leurs cycles —
Mais ils sont illusoires, ils ne touchent point Âtmâ.
Mondes et cycles viennent et disparaissent —
Devant la Réalité d’Âtmâ rien ne peut subsister.
Votre expérience des choses, des temps et des lieux,
Est rêve. Ceci est la doctrine en peu de mots.
Toutefois, homme : d’Âtmâ tomba une étincelle
Mystérieusement dans le fleuve de ton cœur.
Ton for intime reste non aveuglé par Mâyâ —
Il n’est rien d’autre qu’Âtmâ —
Shânti Om.

 
La Vérité est la solide forteresse ;
C’est dans la Vérité qu’il te faut habiter.
Dès l’aube, penses-y ;
Le soir t’en récompensera.
Les riens terrestres t’alourdissent
De leur vain tissu de rêve.
L’âme est lasse ; l’esprit est en éveil,
Qu’il prenne donc son essor vers le Haut.
 

Telle est la nature de l’homme, telle celle de la femme ;
L’âme de l’homme aime l’Infini —
L’inépuisable mystérieux,
Que la femme incarne ; béatitude.
L’âme de la femme tend vers l’Absolu —
L’Absolutum, qui témoigne de l’Un ;
Sagesse et force, grandeur d’âme aussi,
Et noblesse de cœur, se penchant vers la femme.
On pourrait encore dire maintes belles choses —
Il suffit que nous les portions dans nos cœurs.