De l'hindouisme

 

Bien qu’il n’y paraisse pas, l’hindouisme est une religion monothéiste. En effet, Brahman, l’Absolu, dont cette religion proclame l’omnipotence, est déclaré infini, éternel et substrat de tout être et de toute chose. Impensable, Il est indescriptible. Tout ce que les mystiques et les écrits saints ont pu En dire est qu’Il est Être, Conscience et Félicité (Sat, Chit, Ananda).

Toutefois, des divinités, que nous qualifierions d’universelles, représentent des pouvoirs de ce Brahman. Brahma le Créateur, Vishnou le Préservateur, Shiva le Destructeur, leurs conjointes, Saraswati, Lakshmi, Parvati et parfois l’un ou l’autre de leurs proches, tel Ganesha, sont de ce nombre. Le panthéon hindou comprend aussi des dieux qui symbolisent les éléments, par exemple Indra la pluie ou Agni le feu, ou qui symbolisent les planètes, et une multitude de demi-dieux ou sous-dieux, qui vont des anges aux démons en passant par divers autres types d’êtres.

Par rapport à l’unicité de Brahman et à sa réalité, Shakti (l’Énergie) ou Maya ou la Mère divine, aînée des dieux, représente la multiplicité et l’illusion du monde. Le plus souvent, Shiva symbolise Brahman, et Dourga sa manifestation cosmique, ou Krishna et Radha, respectivement.

L’hindouisme soutient que Dieu s’incarne au cours des âges afin de guider à nouveau les hommes lorsque l’irréligion règne; c’est normalement le Préservateur, Vishnou, qui accomplit ce sacrifice.

Les divinités hindoues sont adorées sous différents noms et aspects. Ainsi, Dourga est aussi connue comme Parvati ou Kali; ou encore, Vishnou, Lui, est le plus souvent adoré en tant que Rama ou en tant que Krishna, ses incarnations.

Bien que l’hindou ne soit pas tenu, par exemple, d’aller régulièrement au temple, les pratiques spirituelles (sadhanas) sont d’usage, et même accomplies assidûment par certains aspirants à la connaissance de Dieu; elles sont nombreuses, répertoriées et décrites. Le contenu de ces disciplines va, de l’offrande de fleurs au travail désintéressé, et de la répétition de mots sacrés à la contemplation du silence intérieur; il est dit que leur secret tient dans la régularité de leur exercice.

L’approche de Dieu s’opère par quatre principaux yogas (jonctions), le karma-yoga ou yoga de l’action, qui est le travail abandonné à Dieu; le bhakti-yoga ou yoga de l’amour, soit l’adoration de Dieu sous l’aspect d’une divinité préférée; le jnana-yoga, la discrimination continue sur une base philosophique; et le raja-yoga, les exercices de concentration et de respiration.

On entend par méditation, la concentration avec durée sur un personnage divin, ou sur son nom ou sur un mantra (courte prière d’invocation) qui lui est inhérent, ou sur quelques mots sacrés symbolisant Brahman, ou encore sur le vide ou sur un point ou un son intérieur. La méditation aboutit à la contemplation religieuse.

Beaucoup de familles hindoues offrent quotidiennement de la nourriture à Dieu. Ce culte simple permet à ceux qui le pratiquent de se souvenir régulièrement de Dieu et de développer pour Lui un sentiment affectif de dévotion, Le considérant comme un membre de leur famille.

En termes philosophiques, on dit que le Bhakta cherche Ishwara (le Seigneur, Dieu en tant que Personne divine); le Jnani cherche Brahman (l’Absolu), et le (raja-) Yogui cherche Atman (le Soi), mais ces trois buts sont un seul Dieu bien sûr.

L’hindouisme comprend six philosophies - Sankhya, Patanjala (ou Yoga), Nyaya, Vaysheshika, Mimamsa (ou Pourva Mimamsa) et Védanta (ou Outtara Mimamsa) - , mais sommairement, le peuple hindou se divise en Shayvas (Shivaïtes), en Vaïshnavas (Vishnouites) et, peut-être d’une manière moins marquée, en Shaktas (dévots de Shakti, la Mère divine). Traditionnellement, les Shayvas désirent approcher Dieu en un éveil de la conscience sous sa forme d’Absolu ou de Soi suprême, tandis que les Vaïshnavas et les Shaktas L’approchent sous sa forme de Personne divine, qui crée, préserve ou détruit, et qui accorde sa vision et la libération.

Mais les cloisons qui séparent ces divers groupes ne sont pas totalement étanches. Tous les dieux universels sont célébrés, et tous les yogas sont loués, par pratiquement tous les hindous, et aussi, les philosophies se trouvent beaucoup de points d’accord et s’empruntent mutuellement.

Le système des castes, malgré une orientation moderne tendant à son abolition, demeure vivace dans une bonne part de la société hindoue; sa durée peut s’expliquer par la grande diversité et la dissemblance des populations de la péninsule indienne, ainsi que par l’influence exercée au fil des siècles par les castes supérieures en vue de maintenir leurs privilèges.

Selon Swami Vivekananda (l'un des disciples prépondérants de Shri Ramakrishna et figure importante de l'hindouisme moderne), sont hindous les groupes religieux qui considèrent les Vedas (Savoirs), les plus anciens livres hindous, comme sacrés, qui croient aux cycles de la Création, qui croient en la réincarnation, et enfin, qui croient que l’homme peut connaître Dieu de son vivant.

D’une manière générale, l’hindou approche Dieu sous l’aspect qu’il préfère.

 De la 'Biographie de Ramakrishna'

 

L'hindouisme a comme particularité sur les autres religions le fait qu'il soit intimement lié avec la philosophie (ou Darshana) et la science en général (sociale comme physique). Contrairement à l'Occident où les conflits furent nombreux entre les autorités religieuses et les savants, l'hindouisme digère chaque découverte. Souvent, à la lecture d'un ouvrage qui traite d'un domaine particulier comme la mythologie (tel un purâna), les auteurs y ont distillé des informations sur la théologie, la philosophie, l'astrologie... Lire un purâna, c'est avant tout lire une encyclopédie (le Bhâgavata-Purâna étant le meilleur exemple).

On trouve classiquement deux sortes de philosophies indiennes : les philosophies astika, qui suivent les Vedas et les philosophies nastika qui sont le jaïnisme, le bouddhisme et le chârvaka, l' athéisme ancien, philosophies qui rejettent les Vedas.

De Wikipédia http://fr.wikipedia.org/

 

 

 

 

Les Écrits hindous

 

La Shruti: Les Vedas

On s’accorde à penser que les Vedas sont les textes religieux existants les plus anciens au monde. Les idées exprimées dans les Vedas ont été, tout d’abord, traditionnellement transmises oralement de père en fils et de professeur à disciple. Par la suite, ces idées qui circulaient depuis longtemps, ont été codifiées et compilées par un sage appelé Vyasa (littéralement, le compilateur). Sur la base d’indices internes et externes, les chercheurs ont avancé diverses dates pour l’origine des Vedas, s’étendant approximativement de 5000 av. J.-C. à 1500 av. J.-C.

Dans la vision hindoue traditionnelle, les Vedas seraient non personnels et sans commencement ni fin, ce qui signifie que les vérités décrites dans les Vedas sont éternelles et qu’elles ne sont pas des créations de l’esprit humain, ce en quoi elles diffèrent des enseignements du bouddhisme et du jaïnisme.

Il y a quatre Vedas : le Rig-Veda, le Yajur-Veda, le Sama-Veda et l’Atharva-Veda, plus tardif. Chacun est divisé en quatre sections :

- Brahmana : les textes liturgiques et de rituel;

- Aranyaka : la section théologique;

- Upanishad : la section spéculative.

La religion védique, en particulier dans sa période archaïque, était différente de l’hindouisme actuel en de nombreux aspects, en particulier la référence aux femmes comme autorité religieuse (avec existence de femmes rishis -sages-), un manque apparent de croyance en la réincarnation, et un panthéon nettement différent, avec Indra comme chef des dieux, et de rares mentions de la trinité postérieure de Brahma, Vishnou, et Shiva.

 

La Smriti : Les écritures hindoues post-védiques

Les Vedas sont désignés sous le nom de Shruti (ce qui est révélé). Les livres plus récents sont appelés Smriti (ce qui est rappelé ou mémoire/tradition). Tandis que la littérature shruti est écrite en sanskrit védique et classique, les textes smriti sont, pour certains, écrits en prâkrit, ou langue commune. Puisque accessible à tous, la littérature smriti a connu une grande popularité parmi toutes les couches de la société indienne, et ce dès le début. Aujourd’hui même, la plus grande partie du monde hindou est plus familière avec le smriti qu’avec la littérature shruti réservée à la caste dominante des brahmines. La smriti correspond donc à la littérature populaire, et, en tant que telle, elle est théoriquement moins ardue que la shruti (la shruti remontant à l'aube de l'Inde c'est-à-dire à l'époque védique, est aujourd'hui, du fait de son langage et son vocabulaire, sujet à interprétation). La smriti (collection de 36 textes selon Paithina) est le pendant populaire de la shruti, au travers l'histoire des Dieux et des héros, elle instruit sur la pensée indienne.

La littérature smriti inclut :

- les Itihâsas : les épopées comme le Ramayana, le Mahabharata;

- les Purânas ou textes mythologiques au nombre de 18 pour les principaux;

- les Âgamas, traités théologiques au nombre de 28 qui sont complétés par les Upâgamas (Âgamas mineurs) - les Âgamas sont parfois considérés comme faisant partie de la Shruti;

- les Darshanas, textes philosophiques.

Les Dharmashâstras (ou livres de loi) font également partie de la smriti. De temps en temps, apparaissent de grands législateurs (comme par exemple Manu, Yajnawalkya et Parasara) qui codifièrent les lois existantes et éliminent les règles désuètes pour s’assurer que la façon de vivre hindoue restât conforme à l’esprit védique tout en étant en accord avec les temps contemporains.

La philosophie hindoue décrite dans les épopées est la doctrine de l’avatar ou incarnation de Dieu comme être humain. Les deux avatars principaux de Vishnou qui apparaissent dans les épopées sont Rama, le héros du Ramayana, et Krishna, le protagoniste majeur du Mahabharata. À la différence des dieux du Samhita védique et du concept abstrait de Brahman des Upanishads, un dieu partout présent et sans forme, les avatars de ces épopées sont des intermédiaires humains entre l’Être suprême et les mortels.

Cette doctrine a eu un grand impact sur la vie religieuse hindoue, parce qu’elle montre que Dieu s’est manifesté sous une forme qui pourrait être appréciée même par le plus modeste des hommes. Rama et Krishna sont depuis des milliers d’années des manifestations du divin aimées et adorées des hindous. Le concept du Brahman des Upanishads est assurément le pinacle de la pensée religieuse indienne, mais le concept des avatars a certainement eu plus d’influence sur l’hindou moyen.

- les Itihâsas : les épopées comme le Ramayana, le Mahabharata;

- les Purânas ou textes mythologiques au nombre de 18 pour les principaux; 

- les Âgamas, traités théologiques au nombre de 28 qui sont complétés par les Upâgamas (Âgamas mineurs);

- les Darshanas, textes philosophiques. 

Les Dharmashâstras (ou livres de loi) font également partie de la smriti. De temps en temps, apparaissent de grands législateurs (comme par exemple Manu, Yajnawalkya et Parasara) qui codifièrent les lois existantes et éliminent les règles désuètes pour s’assurer que la façon de vivre hindoue restât conforme à l’esprit védique tout en étant en accord avec les temps contemporains.

La philosophie hindoue décrite dans les épopées est la doctrine de l’avatar ou incarnation de Dieu comme être humain. Les deux avatars principaux de Vishnou qui apparaissent dans les épopées sont Rama, le héros du Ramayana, et Krishna, le protagoniste majeur du Mahabharata. À la différence des dieux du Samhita védique et du concept abstrait de Brahman des Upanishads, un dieu partout présent et sans forme, les avatars de ces épopées sont des intermédiaires humains entre l’Être suprême et les mortels.

Cette doctrine a eu un grand impact sur la vie religieuse hindoue, parce qu’elle montre que Dieu s’est manifesté sous une forme qui pourrait être appréciée même par le plus modeste des hommes. Rama et Krishna sont depuis des milliers d’années des manifestations du divin aimées et adorées des hindous. Le concept du Brahman des Upanishads est assurément le pinacle de la pensée religieuse indienne, mais le concept des avatars a certainement eu plus d’influence sur l’hindou moyen.

De Wikipédia http://fr.wikipedia.org/

 

 


 

Quelques images

 



Dourga avec, en son coeur, Brahma, Vishnou et Shiva

 



Brahma, Vishnou et Shiva

 


Saraswati, l'épouse de Brahma

 

Lakshmi, l'épouse de Vishnou

 

Dourga (Parvati, Kali), l'épouse de Shiva

 

Krishna et Radha

 

Rama, Sita et Hanouman

 

Kali (le monde mouvementé) debout sur Shiva (l'Immuable)

 

Shiva et Parvati devant le mont Kaylash (Tibet) où ils demeurent

 

Ganesha, le fils de Shiva et de Parvati

 

 

Le plus souvent mais pas uniquement,

Vishnou est prié pour son amour,

Shiva pour sa bonté,

Saraswati pour les arts et les lettres,

Lakshmi pour la prospérité,

Kali pour la force,

Ganesha pour écarter les obstacles,

Brahma est peu prié,

car les hindous lui reprochent d'avoir créé un monde si peu parfait, dit-on parfois ...