Ramakrishna Ramakrishna Ramakrishna

 

NGC 7293 ou Nébuleuse de l'Hélice est une nébuleuse planétaire située la constellation du Verseau, au dessus du Poisson austral.

Située à moins de 650 années-lumière de nous, c'est une des nébuleuses planétaires les plus proches de la Terre. Elle se présente comme deux anneaux entrelacés.

Ascension droite 22h 29m 40,7s, déclinaison -20° 47' 30", magnitude 7,3, taille 12,8'.

Elle parfois appelée 'Oeil de Dieu'
 

 

Le mot Dieu

 

Dieu est un mot hérité du latin Deus, lui même issu d'une racine indo-européenne Dyeus Pitar, « Père Ciel brillant ».

Suivant les points de vues, le terme Dieu peut avoir différentes significations. C'est ainsi que :

  • pour les religions monothéistes, les trois religions dites du Livre, le terme Dieu désigne un être supérieur immatériel et doué de la perfection absolue.

  • pour les religions polythéistes, il n'existe pas un dieu mais plusieurs qu'ils vénèrent, dont les rôles dans l'univers sont variables selon les croyances.

  • en philosophie, dans une perspective croyante, Dieu est l'Être par excellence ; on parle aussi en métaphysique de cause première. Il reçoit traditionnellement les attributs suivants : pour l'existence : infinité, immuabilité et perfection ; pour la volonté et l'entendement : toute-puissance, omniscience, sagesse, justice et bonté.

  • pour les agnostiques, il n'est pas possible de se positionner sur la question de l'existence de Dieu, ce pourquoi ils demeurent dans le doute.

  • pour les athées, l'existence des dieux ou de Dieu relève d'une invention humaine à but social sans fondement réel.

 

Définitions

Les deux premières conceptions énoncées ci-dessous sont d'auteurs modernes de confession religieuse différentes mais relevant du monothéisme. On notera leurs convergences. Une troisième conception, fondée sur la phénoménologie nous en propose une approche moins intellectualiste et plus proche de la simplicité des évangiles.

 

Définition de John Hick

John Hick, God Has Many Names, Birmingham University Press, 1988, p. 102

Au premier cercle, nous rencontrons un problème de terminologie auquel aucune solution satisfaisante ne peut être proposée. Comment devons-nous nommer cette réalité transcendante à laquelle nous supposons que la religion constitue la réponse humaine ? On peut pencher initialement pour le rejet de « Dieu », parce que trop théiste - si l'on retient que l'éventail des religions inclut les plus grandes traditions non-théistes comme les théistes - et considérer des alternatives telles que « Le Transcendant », « Le Divin », « Le Dharma », « l'Absolu », « Le Tao », « L'Être en soi-même », « Brahman », « L'ultime réalité divine ». Le fait est que nous ne disposons pas d'un terme parfaitement libre vis à vis d'une quelconque tradition ou susceptible de les transcender. C'est pourquoi on en vient à utiliser le terme fourni par l'une de ces traditions, toutefois l'utilisant (ou ayant conscience de mal l'utiliser) d'une façon qui force ses frontières. Comme chrétien, je serais assez d'accord pour utiliser « Dieu » mais je ne l'utiliserais pas dans son sens absolument théiste. C'est donc un danger pour l'auteur comme pour le lecteur de passer sans l'avoir remarqué et de régresser au sens strict et standard de ce terme ; tous deux doivent demeurer vigilants contre cela. Je parlerai donc de Dieu dans ce qui suit, avec cette restriction importante que c'est une question ouverte de savoir à ce moment du propos, si Dieu est personnel. Nous serons conduits, je le présume, à distinguer Dieu de « Dieu comme il est conçu et perçu par les hommes ». Dieu n'est ni une personne ni un objet mais la réalité transcendante telle qu'elle est conçue et expérimentée par diverses mentalités humaines, notamment soit de façon personnelle, soit de façon non-personnelle.
La conception générale de cette distinction, d'une part, la Déité dans toute sa profondeur infinie, au-delà de la conscience et de l'expérience humaine et d'autre part, la Déité comme une expérience finie dans l'expérience humaine, est ancienne et très répandue. Peut-être la forme la plus explicite de cette distinction est celle entre Nirguna Brahman, Brahman sans attributs, au-delà du champ de langage humain et Saguna Brahman, avec des attributs, connus dans l'expérience religieuse humaine comme Ishvara, le créateur personnel et prince de l'univers. Chez le mystique occidental Maître Eckhart est distinguée la Déité (Deitas) et Dieu (Deus) ; et Rudolf Otto, dans son étude « Eckhart et Shankara » dit : « Ici même se rencontre la plus extraordinaire analogie entre Eckhart et Shankara : loin au-dessus de Dieu et du Seigneur personnel se trouve la Déité, entretenant une relation identique à celle que tient Brahman envers Ishvara ». Les Écritures Taoïstes, Tao Te King, commencent par affirmer que « Le Tao qu'on peut exprimer n'est pas le Tao éternel ». Les mystiques de la Kabbale juive distinguent entre En Soph, l'absolue divine réalité, au-delà de toute description humaine et le Dieu de la Bible ; chez les Soufis, Al Hacq, le Réel semble être un concept similaire, comme l'abyssale Déité soutenant la personnalité d'Allah. Plus récemment, Paul Tillich a parlé du « Dieu au-delà du Dieu du théisme » et dit que « Dieu est le symbole de Dieu ». Whitehead et les théologiens du Process qui l'ont suivi distinguent entre la nature primordiale et la nature conséquente de Dieu, la première étant la nature de Dieu soi-même, l'autre étant constituée de son inclusion dans le monde et la réponse du monde.

 

Définition de Marc-Alain Ouaknin

Marc-Alain Ouaknin, Dieu et l'art de pêcher à la ligne, Bayard, 2002, p. 12
 

« Dieu en cent pages. Voilà, j'ai accepté le défi. Mon premier mouvement est d'offrir à l'éditeur cent pages vides. Non par jeu mais par respect. La seule chose qu'on puisse vraiment dire sur Dieu, c'est rien. Ne rien dire ! Théologie négative radicale.
Ne rien dire mais le dire bien !
Je renonce à cette possibilité. Non parce que cela aurait pu être interprété comme une facilité, mais parce que l'idée n'est pas originale. Je retrouve un livre sur les rayons de ma bibliothèque : « tout ce que les hommes savent sur les femmes». 200 pages blanches !
Lucide ! »

 

Définition de Michel Henry

Le philosophe Michel Henry définit Dieu d’un point de vue phénoménologique, dans son livre C'est moi la Vérité, pour une philosophie du christianisme, Editions du Seuil, 1996, p. 40 :

« Dieu est Vie, il est l’essence de la Vie, ou, si l’on préfère, l’essence de la vie est Dieu. Disant cela nous savons déjà ce qu’est Dieu, nous ne le savons pas par l’effet d’un savoir ou d’une connaissance quelconque, nous ne le savons pas par la pensée, sur le fond de la vérité du monde ; nous le savons et ne pouvons le savoir que dans et par la Vie elle-même. Nous ne pouvons le savoir qu’en Dieu. »

La Vie dont il est question ici n’est pas la vie au sens biologique du terme définie par des propriétés objectives et extérieures, ni un concept philosophique abstrait et vide, mais la vie phénoménologique absolue, une vie radicalement immanente qui porte en elle le pouvoir de se manifester en elle-même sans distance, une vie qui se révèle elle-même à chaque instant. Une manifestation de soi et une auto-révélation qui ne consiste pas dans le fait de voir hors de soi ou de percevoir le monde extérieur, mais dans le fait de sentir et de se sentir soi-même, d’éprouver en soi sa propre réalité intérieure et affective.

Comme le dit également Michel Henry dans ce même livre, « Dieu est cette Révélation pure qui ne révèle rien d’autre que soi, Dieu se révèle. La Révélation de Dieu est son auto-révélation ». Dieu est en lui-même révélation, il est la Révélation primordiale qui arrache toute chose au néant, une révélation qui est l’auto-révélation pathétique et l’auto-jouissance absolue de la Vie. Comme dit Jean, Dieu est amour, parce que la Vie s’aime elle-même d’un amour infini et éternel.

Michel Henry oppose à la notion de création, qui est la création du monde, la notion de génération de la Vie. La création du monde consiste dans l’ouverture de cet horizon d’extériorité où toute chose devient visible. Alors que la Vie ne cesse de s’engendrer elle-même et d’engendrer tous les vivants dans son immanence radicale, dans son intériorité phénoménologique absolue qui est sans écart ni distance.

Puisque nous sommes vivants et donc engendrés à chaque instant par la Vie infinie de Dieu, puisqu’il ne cesse de nous donner la vie, et puisque nous ne cessons de naître dans le présent éternel de la vie par l’action en nous de cette Vie absolue, Dieu est aux yeux du christianisme notre Père et nous sommes ses Fils bien aimés, les Fils du Dieu vivant. Ce qui ne veut pas dire qu’il nous a créé au moment de notre conception ou au commencement du monde, mais qu’il ne cesse de nous générer en permanence dans la Vie, qu’il est toujours à l’œuvre en nous jusque dans la moindre de nos impressions subjectives.

 

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