Ramakrishna Ramakrishna Ramakrishna

 

 Le Christ gnostique

 

La gnose : 1. Histoire : syncrétisme religieux qui se répandit dans les derniers siècles de l'Antiquité et qui prétendait donner accès, par l'initiation, à la connaissance suprême transmise par la tradition.  2. Didactique : Tout savoir qui se pose comme connaissance suprême.

Hachette

 

Gnose : philosophie selon laquelle il est possible de connaître les choses divines.

Robert

 

Pendant les deux premières siècles de l’ère chrétienne, un mouvement assez important pour alarmer la nouvelle réligion d’état, et en provoquer la réaction, se diffusa dans l’Empire romain. C’était le Gnosticisme chrétien, issu de courants gnostiques qui préexistaient au Christianisme, mais qui, ayant adopté des élements de la nouvelle foi, était capable de proposer une vision du Christ et de Sa mission assez différente de celle de l’Eglise. On connait quel sort lui fut réservé: les anciens persécutés devenus persécuteurs en effacèrent pratiquement toute trace. D’une litérature qui devait être très riche et variée il ne resta que quelques traités isolés, mais surtout des fragments, parfois survécus parce que cités par des auteurs chrétiens. Parmi ces derniers, ceux de la petite, mais dense et précieuse anthologie composée par Clément d’Alexandrie à partir d’un ouvrage, autrement incunnu, d’un auteur gnostique nommé Théodote. Cette anthologie est généralement connue sous son nom latin: les Excerpta ex Theodoto.

 

Telle était la situation jusqu’au décembre 1945, quand une entière bibliothèque gnostique fut découverte sous les sables du désert égyptien, à Nag Hammadi, où elle avait été très probablement cachée pour qu’elle puisse échapper à la destruction par main “orthodoxe”. La bibliothèque contient un nombre de textes d’importance et contenu variables, qui sans doute reflètent les intérêts de la communauté gnostique qui en faisait usage, mais qui donnent toutefois un panorama assez riche de certaines des écoles qui constituaient le mouvement gnostique dans son ensemble. On a la chance d’y trouver le très beau et très important Évangile de Vérité, d’école valentinienne comme les Excerpta.

 

Il n’est pas possible de donner ici un résumé des doctrines des différentes écoles gnostiques. Un se limitera à l’esquisse de ces doctrines de l’École valentinienne qui nous permettent de comprendre leur vision du Christ. Détails importants, avec la clé permettant de lire le sens ésotériques des écritures, se trouvent dans le site de l'auteur de cet article:  http://www.philosopha-perennis.eu/index.html  (italien-anglais).

 

En abordant cette étude il faut que l’on soit conscient d’un fait important: comme moyen d’expression, les Gnostiques choisirent le mythe et le symbole plutôt que l’exposition philosophique. Or mythes et symboles sont susceptibles d’être traduits de façons différentes quand personnes différentes essayent de les expliquer en termes rationnels, non seulement parce qu’ils ne cessent jamais de réveler des profondeurs et des vastités croissantes, mais aussi parce que leur traduction peut être influencée par la vision du monde propre à l’interprète. La mienne est clairement inspirée par le Sanâtana Dharma, mais c’est un fait qu’une certaine familiarité avec ce Dharma permet de saisir dans les doctrines gnostiques des significations qui autrement resteraient cachées, et de remplir des lacunes qui resteraient vides. Cela veut dire que certaines doctrines gnostiques ont des racines qui penètrent profondement dans le sol sacré de l’Inde.

 

Le Divin gnostique est analysé d’après les aspects qu’on Lui reconnait. L’analyse la plus simple est celle de l’ Évangile de Vérité, qui conçoit le Divin sous trois aspects: Père, Mère et Fils, ce dernier étant le “Nom” (l’identité ou l’aspect personnel) du Père. L’anthropomorphisme apparent du symbole cache des vérités profondes, que nous exprimons d’habitude par un langage différent. Nous disons par exemple que Brahman est la cause efficiente et aussi la cause matérielle de l’univers. Or le Père en est la cause efficiente, et la Mère la cause materielle. Encore, nous lisons dans la Taittirîya Up. II, vii, 1 que “Cela créa soi-même par soi-même”, et Sankarâcârya explique cet acte d’autocréation en disant (Brahmasûtra Bhâsya I, iv, 26) que “le Soi (y) est le sujet et l’objet en même temps”, et que “le Soi change soi-même en une forme spéciale comme Soi de la modification”. Or le Père est ce sujet (Brahman) qui a Soi-même comme objet, et cet objet est le Fils, le “Soi de la modification”, tandis que la Mère (Mâyâ) est le pouvoir que le Père possède de Se faire objet de Soi-même, ou de Se créer sous une autre forme. En d’autre termes, le Fils (âtman) est le “Je” du Père, tout comme notre “je” est l’objet immédiat de notre conscience de nous-mêmes. Le Fils est donc la Conscience presente dans toute forme objective, dont la Mère est la source et la substance ultime.

 

Le Fils est le Dieu “avec forme” correspondant à l' Ishvara de l'Hindouisme, tandis que le Père est l’Absolu, dont les Gnostiques parlaient comme d’un Abîme insondable. Et on appela Silence (en grec: Sigê, féminin) la Mère, car l’Abîme est ineffable, et aussi parce de la Mère jaillit la Parole exprimée, le Verbe créateur. Celui-ci n’est qu’une forme du Fils, que l’on conçut comme possédant trois aspects, dont chacun se présentait comme une “syzygie” (couple) de “Éons”, l’un “masculin” et l’autre “féminin”, ce dernier représentant la nature ou le pouvoir (śakti) du premier. Mais les Éons masculins ne sont que des modes ou formes du Père, comme les féminins le sont de la Mère. Les trois aspects du Fils sont: (1) l’Intellect (Noûs) - Vérité, (2) le Verbe (Logos) - Vie et (3) l’Homme (Ánthröpos) - Ekklësía. L’Intellect est le “Fils Unique”, l’Image éternelle du Père qui Lui est identique; la Vérité en est la nature essentielle et le seul objet. Le Logos et l’Anthröpos en sont des “émanations”. Le Logos est l’Intellect qui s’exprime dans le Verbe créateur, dont la Vie est l’energie propre qui se transmet au résultat de son oeuvre. L’Homme est le prototype divin de toute humanité et le but vers lequel toute la création converge; il est aussi la Source eternelle de toute Incarnation divine. Il représente ainsi l’Amour de Dieu pour l’Humain et pour toutes ses créatures, et sa compassion pour leurs souffrances. La Ekklësía, que l’on traduit d’habitude par “église” est en réalité la force qui appelle les creatures vers l’unité divine et vers l’unité entre elles: le mot vient en effet du grec ek-kaleo, “appeler hors de”. La Ekklësía est donc aussi le prototype de toute société, ainsi que l’Homme l’est de tout individu vivant . Au trois couples de la Gnose valentinienne correspondent les trois Visages (Tri-mûrti) de l'Ishvara hindou, dont chacun possède aussi un aspect féminin: Shiva-Pârvatî, Vishnu-Lakshmî et Brahmâ-Sarasvatî.

 

Un dernier Éon est appelée Sophia (“sagesse”): c’est le mode de la Mère qui constitue l’Âme (Jîva) de tout être vivant. Cette âme, projétée vers le devenir, tourne, pour ainsi dire, son dos à sa source éternelle, et elle est donc au départ inconsciente de la présence du Fils en elle. Le symbolisme gnostique décrit ce fait en disant que Sophia, seule parmi tous les Éons, n’a pas de Compagnon, et par cela toutes ses vicissitudes sont expliquées: un mythe complexe lui fut en fait dédié, qui la décrit en proie d’un amour insatisfait pour le Père lointain, qu’elle ne peut pas connaître, car cela est seulement possible au Fils. D’où une recherche désespérée qui en provoque la “chute”. Elle se présente par conséquent comme un Éon bivalent: divin et déchu, pur et impur, vierge (n’ayant pas de Compagnon) et pécheresse (la Magdalène des Évangiles), miroir de la Pensée divine (d’où son nom) et proie à l’erreur (plánë dans l’Evangile de Vérité, un aspects de mâyâ). Sa nature étant foncièrement divine, Sophia peut toujours être sauvée; mais sans un Sauveur qui puisse former un Couple divin avec elle, elle ne connaîtrait pas de salut. Son Sauveur, avec lequel elle s’unira en un Mariage mystique (les “Noces Sacrées”, hieròs gámos, décrites sous un voile assez subtil en Jean 12), est le Christ.

 

L’ensemble de tous les Éons constitue le Plérome (“plénitude”) en “dehors” duquel il n’y a que le Néant ou Vide (kénöma). Symboliquement, la Plénitude est séparée du Vide par une Entité qu’on appella “Limite”, et nous verrons quelle en est la signification profonde.

 

Sophia, l’Âme, est toujours dans le sein du Père (e le “sein” du Père est la Mère, appelée aussi “Saint Esprit” : Évangile de Vérité 24:10-11), duquel elle est issue, tout en l’ignorant. Alors dans sa recherche du Père inconnu elle se perd dans l’Abîme paternel, qui devient ainsi pour elle le Vide du pur Néant. Pourquoi cette situation? Parce que, comme l’explique l’Évangile de Vérité (18:35-19:6), tous les êtres, qui se trouvaient à l’origine comme en puissance dans l’Âbîme même, en ont été projété “incomplets”, car le Père voulait d’un côté leur faire don de Son Être même, mais de l’autre côté faire ainsi que du don les êtres crées puissent faire une conquête personnelle. La perfection leur sera conférée par le Père sous forme de Gnose (jñâna) suite à leur retour à Lui – êtres distincts mais en communion avec Lui – par amour. Cet amour qui se convertit en participation (bhaj-) complète à la nature du Père est évidemment notre bhakti.

 

 Pénétrée dans le Vide, Sophia a franchi la Limite qui est la frontière extrème de la Plénitude divine. Séparée du Père, elle crée dans le Vide toutes sortes de séparations et de divisions; loin de la Vérité elle tombe dans l’erreur et crée d’innombrables fantômes; déchue de la Vie, elle connait la Mort, c’est à dire l’état d’aliénation, loin du Père. Ici la nature de la Limite nous devient claire: elle sépare non seulement la Plénitude du Vide, mais aussi entre eux tous les fantômes issus du Vide et qui s’opposent les uns les autres: le bien et le mal, la vie et la mort, l’intelligence e la folie, l’amour et la haine, l’esprit e la matière, la nostalgie du Père et l’attirance fatale de tout ce qui nous amène loin de Lui. La Limite est aussi ce qui définit (latin finis) tout objet en le distinguant des autres, et la caractéristique de toute mesure (-, d’où mâyâ), c’est à dire des quantités variables (poids, température, couleur, masse, densité …) qui constituent les différents objets. La Limite est alors représentée par une ligne horizontale (la séparation entre la Plénitude et le Vide) et une verticale (la séparation entre les deux termes de tout couple de contraires, ou entre chaque objet et tout ce qu’il n’est pas): c’est la lettre T, la forme primitive de la Croix. C’est pourquoi les Gnostiques appelaient aussi “Croix” (stavrós) la Limite.

 

Qui est donc le Christ? Il est le Fils comme perçu par Sophia, le Fils en Sa fonction de Sauveur. Comme la Plénitude est une parfaite unité, naturellement le Fils est présent en Sophia. Mais, égarée par son erreur, Sophia, en se tournant vers le Divin, le perçoit comme une Entité transcendante: c’est pourquoi le Mythe en dit qu’il fut “engendré” par Sophia (appelée “l’Esprit Saint et la Vierge”: Excerpta 23:3), mais qu’il “remonta” tout de suite au Plérôme, d’où il redescend (avatâra) toutefois comme Sauveur pour que Sophia réalise enfin son unité avec lui.

 

Pourquoi le Sauveur? Le Père ne se limite pas à créer des êtres et à attendre qu’ils reviennent à Lui. Il prend sur Lui-même la responsabilité de la création et se charge des souffrances de toutes Ses créatures. Il ne peut pas le faire en tant qu’Abîme ineffable, en tant qu’Absolu; il le fait par Son Image parfaite, par Son Fils unique devenu Sauveur, lequel opère de deux façons, et cela grâce à sa double Présence: dans l’Âme de chaque créature et parmi les créatures. Ceci reflet clairement le Couple divin, aspect du Fils, Homme-Ekklësía. C’est aussi le double sens de la préposition grècque en dans le verset de Jean 1:14: eskênösen en hëmín: “il demeura en nous” et “parmis nous”. En nous, Il est notre Moi vrai; parmi nous Il est le “Messie”, l’Avatâra, tel que, par exemple, le Jésus de Nazareth. La personnalité humaine ainsi devenue le véhicule du Christ est appelée “Fils de l’Homme”; mais ce terme est ambigu, car il se refère aussi au Sauveur lui-même en tant que manifestation de l’Anthröpos.

 

Pour ainsi demeurer en nous et parmis nous, le Sauveur doit lui aussi franchir la Limite du Plérôme, comme Sophia l’avait fait par sa chute. Alors il y est crucifié, car la Limite est la Croix. C’est la vision grandiose de la Croix du Christ cosmique qui nous est offerte ici. C’est Son sacrifice éternel, et c’est grâce à Sa souffrance que Sophia est empêchée de sombrer dans l’abîme sans fond du Néant. Il y a un très beau passage des Actes de Jean, un apocryphe miraculeusement survécu, qui nous dit qu’au delà de la croix de Jérusalem il y a une autre Croix, une Croix de Lumière:

 

… Quand je le vis souffrir, je ne restai pas près de sa souffrance, mais je m’enfuis vers le Mont des Oliviers, pleurant pour tout ce qui était en train d’arriver. Et pendant qu’il était crucifié, ce vendredi, à la sixième heure du jour, les ténèbres couvrirent la terre. Mais mon Seigneur, debout dans la cave et la remplissant de lumière, me dit: “Jean, pour les gens là bas à Jérusalem je suis crucifié, mais à toi je parle … pour que tu puisses entendre ce qu’un disciple doit entendre de son maître, et un homme de son Dieu”. Ayant ainsi parlé, il me montra une Croix de lumière et tout autour d’elle une vaste multitude informe , tandis que sur la Croix il y avait une forme incomplète, qui lui ressemblait. Car sur la Croix je perçus le Seigneur lui-même; mais il n’avait pas de forme, mais seulement la voix, et non pas une voix comme celle qui nous était familière, mais douce et gentille, vraiment la voix de Dieu, qui me disait: “Jean, il faut que tu écoute ces choses que je te dis, car j’ai besoin de quelqu’un qui m’écoute. Cette Croix de lumière … est la délimitation de toute chose, mais aussi la séparation des chose éternelles de celles instables ; elle est l’harmonie de la sagesse, et aussi la sagesse dans l’harmonie. Elle est donc celle qui sépara toute chose, mais aussi celle qui  toute chose ramène à l’unité. … Mais elle n’est pas la croix de bois que tu verras quand tu descendra d’ici, ni c’est moi celui que tu verras sur cette croix là, moi que tu ne vois pas, et dont tu n’entends que la voix. …Or la multitude informe qui entoure la Croix est la nature inférieure, et si ceux que tu vois sur la Croix n’ont pas de forme complète, c’est parce que les membres de Celui qui est descendu  n’on pas encore tous été recueillis . Mais quand la nature supérieure, la race qui vient vers moi et obéit à ma voix, sera soulevé sur la Croix, alors ceux qui m’écoutent y seront réunis, et ils ne seront plus ce qu’ils sont maintenant, mais au dessus de leur condition présente, comme moi je le suis. Mais tant que tu ne te diras pas que tu es à moi, je ne serai pas ce que j’étais; et si tu m’écoutes, toi, en m’écoutant, tu seras comme je suis, et moi, quand je t’aurai avec moi et que tu seras comme je suis, je serai ce que j’étais. Car c’est de moi que tu es ce que je suis. Ne te soucie donc pas de la foule; ignore ceux qui sont en dehors du mystère. Sache que je suis entièrement avec le Père, et le Père avec moi. … Ils disent que j’ai souffert, et cependant je n’ai pas souffert; que je n’ai pas souffert, et cependant j’ai souffert; que j’ai été percé, mais je ne l’ai pas été; que j’ai été pendu, mais je n’ai pas été pendu; que du sang a coulé de moi, mais il n’en a pas coulé. En somme, ce qu’il disent de moi n’est pas arrivé; mais ce qu’ils ne disent pas, cela je l’ai souffert. Or de quoi il s’agit je vais te dire, parce que je sais que tu vas comprendre. Vois alors qu’en moi c’est le Verbe qui a été percé, c’est le Verbe qui a été meurtri, le Verbe celui dont le sang a coulé, le Verbe qui a été pendu, le Verbe qui souffre, le Verbe cloué, la mort du Verbe … Regarde alors le Verbe en premier lieu; alors tu verras le Seigneur, et puis l’homme, et ce qu’il a souffert”.

 

On est très loin ici de toute histoire ou de toute pseudohistoire. En distinguant entre “le Verbe … le Seigneur, et puis l’homme, et ce qu’il a souffert” les Gnostiques ne faisaient aucune confusion entre le Christ éternel et universel, et “l’homme” qui peut en être le véhicule pro tempore. On voyait dans un événement ponctuel le reflet d’un Modèle eternel, mais on ne lui conférait aucun caractère d’unicité. À ce propos on peut citer Jean 10:16: “J’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos et celles-là aussi, il faut que je les mène”. Ce serait maladroit que d’interpréter ce passage comme signifiant que toutes les “brebis” de la terre devront se faire mener par le Jésus de Nazareth, ou plutôt par celui qui dit de Le représenter. C’est le Christ éternel qui parle en l’Évangile de Jean, le Logos qui préexistait à Son incarnation (Jean 1:14), et non pas “l’homme”. Pour les brebis qui n’étaient, ou ne sont, ou ne seront pas “de cet enclos”, d’autres Bergers sont prévus ab aeterno. On peut alors bien comprendre pourquoi cette “hérésie” fut écrasée. En regardant au delà des collines de Jérusalem, on se serait aperçu qu’il y a sur terre d’autres places sacrées où un Être divin peut descendre et demeurer pour l’amour de l’Humain.

 

La Croix possède aussi une autre signification, à propos de laquelle on doit se limiter ici à des indications sommaires, en réunissant lesquelles on peut toutefois en dégager facilement le sens global. Un synonyme grec de stavrós (“croix”) est xýlos, qui signifie “arbre” et “bois” à la fois, de même que le mot hébreux ets. Dans L’Évangile de Vérité (20:25) nous lisons: “Il (Jésus) fut cloué à un arbre”. Dans le symbolisme, arbre et serpent sont souvent associés, et Jésus même se compare à un serpent (sauveur) dans Jean 3:14. Le bras vertical de la croix court le long de la colonne vertebrale du crucifié. Un des textes de Nag Hammadi, Le Témoin de Vérité (30:20-23) dit qu’aussitôt que Jésus fut baptisé, les eaux du “Jourdain” invertirent leur cours. Il ne manque qu’une citation de The Eternal Companion, Life and Teachings of Swami Brahmananda (5ème édition), p. 309: “Tant que Mère Kundalini se meut ver le bas, le mental de l’homme court vers les choses du monde. Mais aussitôt qu’Elle monte, le mental de l’homme monte aussi. Il se dirige alors vers les choses  de l’Esprit”.

 

Roberto Fantechi (Niranjan)